Néphrectomie partielle

 
 

En cas d’intervention sous coelioscopie:

Les orifices par lesquels sont passés l’optique et les différents instruments ont été refermés par des fils résorbables. Le nombre d’orifices dépend du côté opéré mais aussi des difficultés opératoires (5 à 6 orifices)

La lésion a été retirée par un des orifices qui a été agrandi, dans la région ilio- inguinale (en bas de l’abdomen et sur le côté) .

Vous avez un redon, destiné à recueillir les sérosités, en général rétiré vers le 3e jour. Une sonde vésicale est en général laissée par confort durant les 24 à 48 premières heures.

Dès le premier jour, vous pouvez vous asseoir et vous alimenter progressivement. Une sortie est en général possible vers le 5e jour.

En cas d’intervention à ciel ouvert:

La cicatrice est en général sur le côté le long des côtes (lombotomie). Un redon destiné à recueillir les sérosités est en général rétiré vers le 3e jour. Une sonde vésicale est en général laissée par confort durant les 48 premières heures, le temps de pouvoir plus facilement vous mobiliser. L’alimentation est en général débutée lors de l’émission des premiers gaz (la reprise du transit étant retardée de 3j environ au début). Une sortie est en général possible dès que la mobilisation est plus aisée et le transit récupéré, soit à partir du 5e ou 7e jour.


Un rendez vous vous sera donné avec votre chirurgien (en général à 1 mois de l’intervention) pour un contrôle de  la cicatrisation et remise des résultats d’analyse.


Conséquences :

En l’absence de complication, la chirurgie partielle a pour but de préserver au maximum la fonction rénale.

La région opérée au niveau rénal a un risque de saignement durant les premières semaines post opératoires. Il est donc important d’éviter les efforts importants et la consommation d’aspirine.

Des précautions vis à vis du rein restant et du rein opposé doivent donc être prises (surveillance régulière (surtout en cas de tumeur, ou d’antécédent de calcul), éviter les risques de traumatisme (sports violents...), boissons régulières (afin de limiter le risque de fabrication de calcul),  éviter la surconsommation de protéines animales, ...)

Des douleurs ou une perte de la sensibilité au voisinage de la cicatrice peuvent être ressenties surtout en cas de lombotomie, où l’incision suit un trajet de nerf intercostal. La paroi abdominale, peut aussi dans cette voie d’abord être un peu relâchée et asymétrique.


Conseils :

- Boire régulièrement.

- Le port de bas de contention et les injections d’anticoagulants durant minimum 15 jours après l’intervention (afin d’éviter une phlébite).

- Eviter les efforts physiques intenses (notamment port de poids ...).

  1. -Ne pas rester allongé toute la journée.

  2. -Eviter les bains durant les 3 semaines post opératoires (douches autorisées)


Quand demander avis ?

  1. -En cas d’écoulement anormal au niveau d’une cicatrice

  2. -En cas de trouble du transit (vomissements, arrêt des selles et des gaz), vous devez consulter en urgence.

- En cas de fièvre>38°5 ou de manifestation anormale (douleur, palpitations, sensation de malaise ...) vous devez consulter en urgence.


Examens de surveillance usuels : surveillance de la fonction rénale (créatininémie), surveillance régulière de la maladie qui a motivé la néphrectomie partielle (scanner, bilan biologique, échographie).

 

Vous venez d’être opéré d’une Néphrectomie partielle

La néphrectomie partielle

consiste à retirer une partie du rein, après avoir contrôlé le pédicule vasculaire (artère et veine) qui est en général “clampé” durant la procédure.

L’indication a en général un motif tumoral. Elle est soit de nécessité (rein unique, ...) soit justifiée pour des lésions accessibles à la chirurgie partielle de part leur taille et leur localisation. L’exérèse a pour objectif de retirer la lésion en passant en tissu sain tout en préservant le reste du rein.

Cette chirurgie partielle est donc effectuée dans un organe qui est une vraie éponge sanguine. Des complications sont donc plus fréquentes qu’après néphrectomie totale ou élargie. Elles peuvent être en général soit hémorragiques (dont la constatation et les difficultés de contrôle pendant l’intervention peuvent conduire par sécurité à l’ablation du rein en totalité), soit de type urinaire avec une possible fuite d’urine en cas de brèche réalisée au niveau d’un calice (pouvant expliquer de la fièvre et pouvant conduire à la pose d’une sonde JJ).

Voie d’abord:

L’intervention peut être réalisée “à ciel ouvert” (par une incision en général au niveau des côtes (lombotomie), ou par coelioscopie (petits orifices avec intervention menée sous caméra).

L’indication de la voie d’abord dépend non seulement des habitudes du chirurgien mais aussi et surtout du bilan de la maladie. En effet, la néphrectomie est une intervention délicate en raison du contrôle des gros vaisseaux rénaux (artère issue de l’aorte et veine se jetant dans la veine cave inférieure) et de l’indispensable qualité de réparation du rein. Une anatomie particulière, une mauvaise présentation de ces vaisseaux ou de la tumeur peut conduire soit à contre indiquer la voie coelioscopique soit à pratiquer une “conversion” chirurgicale (réalisation d’une incision classique) durant l’intervention si le risque est trop important.

Rein.html

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Dernière mise à jour: 2/12/2009