Promontofixation coelioscopique

 
 

Suites opératoires immédiates:

Vous avez une sonde vésicale. Cette dernière permet de récupérer les urines et de laisser reposer la vessie. Elle est retirée entre le 1er et le 3e jour. 

Dès le lendemain de l’intervention vous pourrez vous asseoir et vous alimenter.

Des douleurs dans les épaules les premiers jours peuvent exister en rapport avec l’insufflation du gaz lors de l’intervention.

Les orifices par lesquels sont passés les instruments ont été refermés par des fils résorbables (qui ne seront pas à retirer) et des sterilstrips.

Il faut éviter les bains durant 2 semaines, mais les douches sont autorisées. 

Une constipation est fréquente motivant l’utilisation de laxatifs légers et de suppositoires afin d’éviter des efforts de poussées abdominales.

Des bas de contention devront être portés pendant une quinzaine de jours avec réalisation d’injections d’anticoagulants afin d’éviter la survenue d’une phlébite.

Une sortie est en général possible vers le 3e ou 4e jour.

Un rendez vous vous sera donné avec votre chirurgien à 1 mois de l’intervention pour un contrôle de  la cicatrisation.

Un contrôle par votre chirurgien sera aussi indispensable à distance de l’intervention (6 mois à 1 an).


Conséquences :

Les organes ainsi remis en place et maintenus modifient la statique pelvienne. Une incontinence urinaire alors mineure ou cachée par le prolapsus peut alors se révéler. Le bilan préopératoire complet permet d’évaluer ce risque et proposer éventuellement un geste associé sur la continence.

Une constipation temporaire est classique durant les premières semaines post opératoires, motivant un traitement préventif régulier (prescrit à votre sortie).

Les bandelettes mettent 3 à 6 semaines pour être vraiment solides. Tout effort de poussée abdominale durant cette période peut compromettre le résultat définitif de l’intervention.

Une douleur pré anale peut exister durant le premier mois.

Il est classique de se sentir mieux après la 3e semaine post opératoire.


Conseils :

- Boire régulièrement 1,5 L d’eau par jour.

  1. -Port de bas de contention et injections d’anticoagulants durant minimum 15 jours après l’intervention.

  2. -Prise régulière de laxatifs doux et suppositoires (prescrits) pour lutter contre la constipation et les efforts de poussée.

  3. -Eviter les efforts de poussée abdominale durant les 3 à 6 semaines postopératoires, risquant de compromettre le résultat de l’intervention.

  4. -Ne pas rester allongée toute la journée.

  5. -Eviter les bains durant les 3 semaines post opératoires (douches autorisées).

  6. -Les rapports sont contre indiqués durant le premier mois qui suit l’intervention.


Quand demander avis ?

En cas de douleurs, de difficultés mictionnelles ou de fièvre demandez avis auprès de votre chirurgien.


Examens de surveillance usuels : analyse d’urine (ECBU).

 

Vous venez d’être opérée d’une Promontofixation coelioscopique

La promontofixation est une technique de cure de prolapsus. Elle ne permet pas de traiter à elle seule une incontinence urinaire.


Elle consiste à implanter un tissu prothétique (bandelette)

  1. -bandelette antérieure entre la vessie et le vagin (cure de cystocèle), suspendant le col utérin ou le fond vaginal,

  2. -associée ou non à une bandelette postérieure disposée entre le rectum et le vagin, fixée sur les muscles du petit bassin (muscles élévateurs de l’anus) et barrant ainsi la route à la rectocèle et à l’élytrocèle.

  3. -La partie supérieure de chaque bandelette est fixée au promontoire au niveau d’un ligament situé en avant de la colonne vertébrale.


Chaque bandelette est maintenue en place par des sutures (fils), puis est ensuite colonisée par des cellules (fibroblastes) de manière à être incorporée dans les tissus et les renforcer. Le délai pour obtenir une certaine solidité est de 3 à 6 semaines.

Le résultat est donc plus durable qu’une intervention réalisée sans matériel prothétique. Un point de faiblesse est situé dans l’échancrure de la bandelette postérieure où peut survenir une récidive de rectocèle basse.


Un geste d’hystérectomie (ablation de l’utérus) peut être associé en cas de problème utérin mais est toujours discuté en préopératoire.

L’intervention peut être de réalisation plus complexe en cas d’antécédent chirurgical dans cette sphère.


Réalisée par coelioscopie (sous caméra, avec insufflation de gaz carbonique (CO2)), une “conversion” (chirurgie à ciel ouvert) reste toujours possible en cas de difficultés opératoires, ou d’intolérance au CO2.

promontoire

Vessie

rectum

vagin

bandelette antérieure

bandelette postérieure

Coelioscopie

Prolapsus_Incontinence.html

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Dernière mise à jour: 2/12/2009