Pyéloplastie (syndrome de la jonction pyélo urétérale (JPU))

 
 

Sous coelioscopie:

Les orifices par lesquels sont passés l’optique et les différents instruments ont été refermés par des fils résorbables. Le nombre d’orifices dépend du côté opéré mais aussi des difficultés opératoires (4 à 5 orifices)

La JPU réséquée a été retirée par un de ces orifices et envoyée en analyse.

Vous avez en général un redon, destiné à recueillir les sérosités, en général rétiré vers le 2e ou  3e jour. Une sonde vésicale est en général laissée durant 2-5j afin de laisser la réparation au repos (la sonde JJ est source de reflux d’urines de la vessie vers le rein, et ce notamment en cas de vessie pleine ou lors de la miction).

Dès le premier jour, vous pouvez vous asseoir et vous alimenter progressivement. Une sortie est en général possible le lendemain du retrait de la sonde vésicale.

Un rendez vous vous sera donné avec votre chirurgien (en général 4 à 6 semaines de l’intervention) pour un contrôle de la cicatrisation, une remise des résultats d’analyse, et surtout l’ablation de la sonde JJ en endoscopie (par les voies naturelles) sous anesthésie locale (sans hospitalisation). Un contrôle de la stérilité des urines (ECBU) est indispensable avant l’ablation de la sonde JJ. Il est en revanche classique d’y observer des leucocytes et des hématies en raison de l’intervention récente et de la présence de la sonde.


Conséquences :

Le syndrome de la JPU est d’origine congénitale. Le rein est donc dilaté et distendu depuis des années. Suite à l’intervention, le rein garde en général un aspect hypotonique voire dilaté. Le succès est jugé sur la symptomatologie et le bon écoulement d’urines entre le bassinet et l’uretère.

Il est classique d’observer à l’analyse d’urines (ECBU) des leucocytes et des hématies en raison de l’intervention récente et de la présence de la sonde. Il n’y a pas d’infection si le résultat est “stérile”.

Des douleurs ou une perte de la sensibilité au voisinage de la cicatrice peuvent être ressenties surtout en cas de lombotomie, où l’incision suit un trajet de nerf intercostal. La paroi abdominale, peut aussi dans cette voie d’abord être un peu relâchée et asymétrique.


Conseils :

- Boire régulièrement.

- Le port de bas de contention et les injections d’anticoagulants durant minimum 15 jours après l’intervention (afin d’éviter une phlébite).

- Eviter les efforts physiques intenses (notamment port de poids ...).

  1. -Ne pas rester allongé toute la journée.

  2. -Eviter les bains durant les 3 semaines post opératoires (douches autorisées)


Quand demander avis ?

  1. -En cas d’écoulement anormal au niveau d’une cicatrice

  2. -En cas de trouble du transit (vomissements, arrêt des selles et des gaz), vous devez consulter en urgence.

- En cas de fièvre>38°5 ou de manifestation anormale (douleur, palpitations, sensation de malaise ...) vous devez consulter en urgence.


Examens de surveillance usuels : analyse d’urines (ECBU), Urographie Intra Veineuse (UIV) ou Uroscanner, Scintigraphie rénale (notamment au Mag 3 lasilix).

 

Vous venez d’être opéré d’une pyéloplastie ou cure de syndrome de la jonction pyélo urétérale (JPU)

Sonde double J

Aspects radiologiques

1- Syndrome de la JPU

2- Aspect normal de la JPU

1

2

La cure de syndrome de la jonction pyélo urétérale (JPU)

consiste à retirer la portion entre le bassinet (pyélon) et l’uretère, non fonctionnelle et qui entraîne une gêne à l’écoulement normal des urines. Une suture (anastomose) est réalisée entre l’uretère et le bassinet par des fils résorbables, en y laissant une sonde JJ pour protéger la cicatrisation. Dans certains cas il existe une artère rénale supplémentaire (polaire inférieure) qui “bride” la jonction. Un décroisement de l’uretère est alors effectué avant de réaliser la suture (schéma en haut et à droite).


La maladie de la JPU est d’origine congénitale. Il s’agit de la malformation rénale la plus fréquente.

Elle peut rester asymptomatique durant une période indéterminée de la vie, malgré la dilatation rénale, puis se compliquer brutalement (infection, douleur, calcul, altération de la fonction du rein ...).

C’est en cas d’apparition de complication qu’une intervention est indiquée.

Le bilan et la cure de JPU doivent être effectués après traitement de la complication révélatrice, notamment en cas d’infection (pyélonéphrite).

La réparation décrite ici de la JPU n’a d’intérêt qu’en cas de rein fonctionnel (évalué à travers les différents examens demandés dans le bilan de la JPU). En cas de rein non fonctionnel ou détruit, l’ablation du rein est la règle (néphrectomie totale).

 

Voie d’abord:

L’intervention peut être réalisée “à ciel ouvert” (par une incision en général au niveau des côtes (lombotomie), ou par coelioscopie (petits orifices avec intervention menée sous caméra).

Réalisée en général par coelioscopie (sous caméra, avec insufflation de gaz carbonique (CO2)), une “conversion” (chirurgie à ciel ouvert) reste toujours possible en cas de difficultés opératoires, ou d’intolérance au CO2.

La voie endoscopique (urétéroscopie laser (endopyélotomie) qui consiste à inciser la jonction en laissant une sonde JJ) est plutôt réservée aux récidives ou aux problèmes de cicatrisation au niveau de l’anastomose, qu’en première intention.

Rein.html

Retour page précédente

Dernière mise à jour: 20/10/2013