Rein

 
 

Les reins sont au nombre de deux et situés dans la partie postérieure de l’abdomen (fosses lombaires).

Le rein joue un rôle de filtre vis à vis du sang qui lui est acheminé par une artère directement issue de l’aorte et qui retourne ensuite dans le circuit veineux par une veine qui se jette dans la veine cave inférieure. De nombreuses modifications anatomiques peuvent exister (artères multiples (“artères polaires”), rein malpositionné, rein en fer à cheval (reins soudés par leur portion basse (pôle inférieur), situé en position plus basse et plus centrale avec une vascularisation en général complexe), ...).

Cette fonction de filtre est corrélée à la l’élimination de deux substances la créatinine et l’urée. Une estimation de cette fonction rénale est donnée par la clairance de la créatinine.

Les urines ainsi fabriquées par le parenchyme rénal sont évacuées dans les cavités excrétrices:  les calices, puis le bassinet (ou pyélon) et enfin l’uretère jusqu’à la vessie.

Le rein a aussi un rôle hormonal avec la sécrétion de différentes substances biologiques actives comme l’érythropoïétine, la rénine ...


Les maladies qui touchent les reins peuvent être de différentes natures.

    Il existe des maladies par altération du filtre et de la fonction rénale, en général suivis et soignés par les médecins néphrologues.

    Les maladies traitées en urologie peuvent être d’origine malformative (syndrome de la jonction pyélo urétérale, ...), dégénérative (destruction rénale par des calculs, des infections répétées ...), traumatique, infectieuse (pyélonéphrite, abcès rénal), ou tumorale.

    Un rein détruit (infections, calculs, malformation, obstruction chronique) présente un risque infectieux, de douleurs et de complications. Une ablation du rein (néphrectomie) peut alors être indiquée.

    Les tumeurs solides (non liquidiennes) du rein peuvent avoir 2 origines: les cavités des voies excrétrices (calices, bassinet et uretère; apparentées aux tumeurs de vessie (tumeurs urothéliales), ou le parenchyme rénal.

  1. -En cas de tumeur urothéliale, le traitement consiste à enlever le rein avec tout l’uretère (néphro urétérectomie) car il s’agit d’une maladie diffuse de la muqueuse qui tapisse les voies excrétrices. Dans certains cas très sélectionnés, un traitement conservateur visant à conserver le rein peut être envisagé.

  2. -En cas de tumeur rénale parenchymateuse, on distingue des tumeurs bénignes et des tumeurs malignes (cancers). Seul l’examen anatomopathologique peut permettre d’en connaître réellement la nature. Des signes évocateurs préopératoires peuvent laisser évoquer une tumeur bénigne au scanner ou à l’IRM, et justifier une simple surveillance. En l’absence de ces signes, une intervention reste la règle. Dans certains cas une biopsie à l’aiguille sous scanner peut être réalisée en guise d’aide à la décision. Les tumeurs bénignes classiques sont l’angiomyolipome (qui peut être diagnostiqué au scanner, mais qui a un risque de saignement spontané à partir d’une taille de 4 cm environ, justifiant alors dans ce cas un geste d’exérèse), et l’oncocytome (dont le diagnostic ne peut être posé que par chirurgie ou biopsie). Les tumeurs malignes peuvent être de plusieurs types. Leur traitement est chirurgical après réalisation d’un bilan général (d’extension). La nature de l’intervention dépend de la taille et de la localisation de la tumeur au niveau du rein, de l’état du rein opposé, de l’état général du patient et de son bilan d’extension. Une intervention conservatrice peut être alors proposée tentant de préserver le rein (néphrectomie partielle), ou dans les autres cas c’est le rein en totalité avec sa graisse qui doit être retiré (néphrectomie totale élargie). Dans cette dernière situation, le geste peut parfois être plus complexe avec une ablation nécessaire d’organes de voisinage (surrénale...). D’autres thérapies ciblées (radiofréquence...) à visée de préservation rénale peuvent être indiquées dans certains sélectionnés. En cas d’antécédents familiaux de tumeurs du rein, ou de survenue d’une tumeur maligne à un jeune âge, des enquêtes génétiques pourront être indiquées et proposées.


Que faut il savoir sur les kystes?

Les kystes sont des “poches” de liquide développés aux dépens du parenchyme rénal.

Les kystes “simples” ne relèvent d’aucun traitement particulier et ne se cancérisent pas. Dans certains cas, des kystes mal positionnés ou volumineux peuvent engendrer des douleurs et peuvent relever d’une intervention. Ils peuvent parfois s’inscrire dans une maladie néphrologique sous jacente (polykystose rénale...).

Certains kystes ne sont pas décrits comme “simples” car présentent des anomalies au niveau de leur paroi (parois cloisonnées, épaisses, irrégulières, avec des végétations). Il s’agit alors de kystes atypiques. Certains de ces kystes peuvent relever d’une surveillance régulière mais d’autres peuvent nécessiter une exérèse chirurgicale selon les mêmes modalités qu’une tumeur. En effet dans la classification descriptive de ces kystes (Classification de Bosniak), un stade 3 ou 4 peut correspondre en fait à un cancer à forme kystique.



 

Rein

 



 



parenchyme rénal

calice

Bassinet

Uretère

Tumeur solide du rein droit

Kyste simple

Kyste atypique

Bosniak 4

Dernière mise à jour: 2/12/2009